l’ Espace, une question de temps..

ci dessous, quelques notes et hypothèses  pour une recherche.

les textes seront développés et des illustrations commentées.

Paléolithique

Grotte Chauvet, animaux se déplaçant ; superposés et vifs, sur un support modelé et accidenté. Enfoui mais visité à plusieurs reprises, donc connu.

Grotte Chauvet, animaux se déplaçant ; superposés et vifs, sur un support modelé et accidenté. Enfoui mais visité à plusieurs reprises, donc connu.

Il y a sans doute l’enjeu de la capture du déplacement. Les animaux figurés ne sont pas des proies, mais des paradigmes parfaits de la mobilité.

Un animal est par définition un corps qui se déplace. Sa forme, sa complexion, sont liées de manières logique et parfaite à la nature d’un déplacement spécifique. Les courbes de n’importe quel animal, sa structure sont fonction de son type de mobilité.

Or la mobilité est une manière d’occuper l’espace , au sol et dans l’air. les représentations des animaux du solutréen, magdalénien, et….sont de type naturalistes. Attention accordée aux volumes, aux modelés, aux musculatures. Signes évidents d’une observation remarquable, d’autant plus que les artistes peignaient évidemment de mémoire dans les tréfonds de ces grottes et abris!!!! Fixer la mémoire est aussi un exercice de défi au temps et à l’instant de la perception. Il fallait sans doute anticiper le fait de les peindre, pour les bien observer d’ailleurs ; fixer et scruter ces musculatures afin de les garder précieusement en mémoire avant de les peindre.

Il est remarquable que la qualité totalité des animaux représentés, le soient de manière latérale, afin de mieux révéler la cohérence de leur musculature, de leur structure. Il n’y a qu’un bison représenté de face ( Cosquer ou Chauvet) et une chouette gravée. Les corps des animaux sont souvent épanouis comme étendus dans l’espace, massifs et légers à la fois.

De même, il est évident que les animaux représentés ne le sont pas pour des raisons d’appropriation nutritive, puisque les petits gibiers ( oiseaux, rongeurs, poissons) ne sont pas représentés ( sauf un ou deux brochets).

Ce sont bien des MAMMIFÈRES, qui bien avant Darwin sont classifiés et repérés comme cousins, variantes des humains et fascinants en cela. L’absence de grands singes est-elle délibérée ou relative à leur absence du biotope ?

Installer ces mouvements au fond de ces abris sacrés était sans doute une manière de piéger ce qui fuit, ce qui est fluide. L’espace des grottes est ici un espace REPRÉSENTANT.

La grotte n’est pas une paroi neutre, une surface lisse ; c’est un lieu caché. Il  garde précieusement pour l’éternité, pour un temps long, ce qui est de l’ordre du temps bref.

D’après J.C. Ameisen, citant des spécialistes (France Inter, 22 février 2014) , ces parois sont également des parois aux qualités sonores spécifiques et l’archéologie musicale redécouvre ces mêmes lieux au regard des expériences d’écho et d’acoustique. Il semble que certaines marques soient aussi des repères pour les positionnements des musiciens ( de flutes, rhombes, grattoirs, percussions, voix). La grotte est bien là encore un espace représentant et spécifique.

En inscrivant, au sens strict, ces figures mouvantes par essence ( anima) dans un espace immuable, hors de la course mouvante des astres et des saisons, les humains du paléolithique opèrent avec grande conséquence.

Eux qui sont nomades ; errant et revenant vers ces lieux sacrés, usent aussi sans doute de leurs grottes comme de repères terrestres. Manière rassurante de vérifier que tout n’est pas fluide, que l’on peut préserver l’éphémère.

Sachant que même invisibles ces œuvres sont inscrites quelque part ; il s’agit d’une  pratique sacrée, de l’équivalence d’un deuil ; les figures mêmes invisibles, sont bien ancrées .

Leur fugacité de corps animé étant vraisemblablement une métaphore primitive de la fugacité du temps et de la vie. Parcourant de grandes étendues et un espace ouvert, il y a sans doute la conscience intime, que sous terre et derrière ces parois, sont en permanence des figures vives.

Mésolithique

Pétroglyphes gravés dans l' Utah ; vraisemblables récits de saga, de mythes naissants d'un groupe ou d'une nation, s'écartant du naturalisme.

Pétroglyphes gravés dans l’ Utah ; vraisemblables récits de saga, de mythes naissants d’un groupe ou d’une nation, s’écartant du naturalisme.

On connaît moins la richesse des œuvres dites du mésolithique ( en gros -12000, -8000).

Il en existe pourtant d’innombrables et d’extraordinaires, du Brésil à la Corée, en passant par les Amériques, le continent Afrique,  l’Europe.

Il est vraisemblable qu’en Europe, beaucoup de ces traces aient été englouties par l’importante montée des eaux ( par exemple, la Manche était le Rhin, la Tamise et la Seine ses affluents). Pour rappel, l’entrée de la grotte Cosquer est actuellement sous marine. Ces pertes sont  d’autant plus importantes, que ces sociétés furent nombreuses à être des sociétés de rivages, plutôt sédentaires, vivant de récoltes et de prélèvements.

On associe aussi à cette période assez vaste, les premiers établissements de pasteurs et d’éleveurs, avant l’agriculture et la sédentarisation. Des sociétés semi nomades ; ayant un rapport plus étroit avec des lieux ouverts et appropriés.

Les traces artistiques sont pour la plupart des figurations beaucoup moins naturalistes des animaux ; insistant plus sur des scènes de chasse et de capture ( baleines et cervidés ; harpons, arcs et flèches- filets). Ces cènes sont tracées et gravées ( pétroglyphes) souvent en extérieur, visibles et accessibles.

Il est notable d’y voir des figurations humaines en action. Certaines figures récurrentes sont aussi celles de sorciers, de chamanes. Les grandes scènes constituent vraisemblablement des récits de type saga ; constituant des mythes fondateurs et des récits identitaires. Il y a l’émergence d’une pensée magique. Un espace mental imaginaire éloigné du naturalisme, correspondant sans doute à la maîtrise équilibrée de l’environnement et de l’espace.

Sur ces gravures, l’espace physique n’est pas représenté, sols, paysages, cieux, arbres, rivières ou rivages, montagnes….L’espace EST LA PAROI, sur laquelle sont représentées les scènes mythiques ; il n’y a pas de nécessité à représenter ce qui est ici primordial et premier, à savoir un espace physique/repère..

Signe d’une certaine permanence. Ces cultures sont sans doute proches de celles des amérindiens. Les groupes humains commencent à penser et figurer par un filtre culturel ; plus que de fixer l’éphémère, il s’agit de souder les générations par delà le temps autour de mythes communs et transmissibles, accessibles, gravés en extérieur.

Les civilisations dites « bovidiennes » de datations plus récentes, expriment de façon plus naturaliste leur vision du monde, en y mêlant toutefois des pensées magiques. Les scènes de genre sont aussi vraisemblablement des scènes fondatrices et non des anecdotes.

Néolithique

le grand menhir de Kergadiou ( près de Porspoder, Finistère). Dans ce secteur, il existe plusieurs paiures de grands menhirs, stèles pérennes; démarche artistique clairement éloignée de la figuration, constitution de pensée symbolique ; marquage du territoire conquis par des civilisations sédentaires.

le grand menhir de Kergadiou ( près de Porspoder, Finistère). Dans ce secteur, il existe plusieurs paires de grands menhirs, stèles pérennes; démarche artistique clairement éloignée de la figuration, constitution de pensée symbolique ; marquage du territoire conquis par des civilisations sédentaires.

Le néolithique est souvent remarquable par une pratique artistique mégalithique ; pratique de l’agriculture et sédentarisation ; marquage du sol, par l’élevage, la mémoire des anciens et l’habitat. L’ agriculture s’inscrit dans le temps long, la prévision et l’anticipation. ces civilisations se repèrent aussi par la mémoire du passé.

Marquage de l’espace par des gnomons ( obélisques et menhirs) par des tumuli ( dolmen et pyramides). Appropriation de l’espace. Signes visibles à distance ; territoire défendu et identifié. Repères cosmique, l’espace convoqué est vaste et inclut le ciel et les étoiles. La régularité annuelle des solstices.

Le tombeau souterrain défie le temps long. Le gnomon révèle le temps court ( l’ombre, le cadran solaire, la course du soleil). Le signe dressé marque le territoire et les distances, sert de repère et d’identité au groupe.

Marques gravées sur les grandes dalles du tumulus de Gavrinis, dans le golfe du Morbihan. ici aussi, tendance nette à l'abstraction et au symbolisme. Inscription des signes sur des architectures monumentales ( mega-lithes), repérables et balisant l'espace et le territoire.

Marques gravées sur les grandes dalles du tumulus de Gavrinis, dans le golfe du Morbihan. ici aussi, tendance nette à l’abstraction et au symbolisme. Inscription des signes sur des architectures monumentales ( mega-lithes), repérables et balisant l’espace et le territoire.

La plupart des œuvres s’éloignent du naturalisme, sont systématiquement non figuratives dans la plupart des civilisations mégalithiques de -5000 à -1500 av. JC) ; même l’art de l’Egypte antique,  commun aux tendances néolithiques, reste distant du naturalisme, privilégiant une quête du temps.

L’espace n’est pas ou guère représenté sur les fresques. Le temps et la durée sont les grandes questions ; le temps long qui dure, l’éternité du désert , des momies, du « dur » ; et le temps bref, l’instant éphémère des fluides, de l’eau, des organes, des jours et saisons…

Pour la longue civilisation égyptienne, il s’agit semble t-il d’un propos permanent de fixer ce qui apparaît.

En effet, il y 2 données : 1) la pérennité ( désert-soleil-pierre-horizon-matériaux durs), assimilé au masculin, à la ligne droite.

                                           2) l’éphémère ( eau-air-fluides) assimilé au féminin, assimilé aux lignes courbes.

C’est la rencontre des deux principes qui permet l’émergence du vivant. Ainsi le vivant apparaît, mais finit également.

La culture de l’Égypte antique semble s’être fixé comme principe premier de préserver ce qui est apparu. Tout être étant apparu, fruit de l’union de forces complémentaires, doit être préservé de manière pérenne ; rejoindre l’éternité. Y compris les paroles, éphémères, qui sont fixées par l’écriture. l’image, peinte ou taillée des corps, préserve une part de leur réalité. La vie continue donc sous une forme fixée.

Mais l’espace n’a de sens que comme métaphore de ces deux durées : l’éternité et l’éphémère…

Dans la Grèce antique,

utilisation remarquable du support courbe, renforçant le mouvement et le geste ; pas d'espace utre que le support et ses qualités propres ; dialogue avec ce qui est donné.

utilisation remarquable du support courbe, renforçant le mouvement et le geste ; pas d’espace utre que le support et ses qualités propres ; dialogue avec ce qui est donné.

Si les corps humains sont structurés et idéalisés par des principes abstraits et mathématiques ; c’est au détriment de leur inscription dans un espace tridimensionnel et connoté, absent de toute représentation. Assimilé à l’anecdote et à la trivialité, l’espace terrestre, n’est pas ce qui lie les corps. Cet espace naturel et physique est fractionné,  éclaté mer complexe et mouvante par définition, terres fractionnées à l’envi, terres montagneuses, peu prêtes à la mesure ; Myriade, Pléiade. Il y a un millier de cités, petites.

L’espace physique dominant n’est pas arpentable et ne permet pas l’étalonnage : mers et montagnes. Il y a dispersion dans l’espace ; l’Iliade se déroule sur un territoire restreint et dans un temps donné, mais qui s’avère être un gouffre dramatique et l’Odyssée est le mythe même de l’errance dans un espace clos et défiant toute maîtrise dans lequel le temps se dilate. Seul l’individu sert de repère. On retrouve cette approche dans une pratique artistique liée au corps idéalisé, mesure du monde.

l’architecture grecque classique, dialogue avec l’espace naturel, mais ne le modèle pas au contraire. Les constructions de la Grèce antique sont toutes en dialogue avec la topographie, épousant les pentes naturelles, se disposant face aux spectacles du paysage, couronnant des collines ou marquant des plaines . Les grecs n’ont pas utilisé les arcs qui leur auraient permis de monter des structures monumentales.

Théâtre de Pergame, là encore, une manière spécifique de s'inscrire dans une réalité et un espace donnés. l'oeuvre vient se nicher dans l'espace naturel et le révéler en même temps.

Théâtre de Pergame, là encore, une manière spécifique de s’inscrire dans une réalité et un espace donnés. l’oeuvre vient se nicher dans l’espace naturel et le révéler en même temps.

Sur les vases grecs, l’espace physique n’est pas représenté, les figures et scènes sont sans doute des prétextes à discours et commentaires au moment des libations et rituels variés ; ce ne sont pas des scènes autonomes, elles sont reliées à un ensemble de pratiques et de mythes, elles  sont des scènes canoniques, pas des évènements, ni des accidents.

République et empire Romain

On pourrait pour simplifier dire que l’espace et le temps sont VERTICAUX dans l’art classique grec et HORIZONTAUX dans l’art de l’ antiquité romaine.

Il s’agit de contrôler et de maîtriser toutes les terres et puissances, par delà leurs diversités, déserts, montagnes, îles, plaines fertiles….égyptiens, hébreux, gaulois, celtes, germains, phéniciens, grecs, ibères…..

Par les ponts et chaussées, par les implantations fermes et définitives de camps et de villes. Les représentations de l’espace sont naturalistes et illusionnistes ; il s’agit de s’inscrire de manière pragmatique dans l’espace perceptible immédiatement. La seule contrainte est l’empereur, par delà les métaphysiques, c’est le pouvoir immédiat et temporel, supérieur à toutes les métaphysiques. L’espace représenté est celui de la perception jusqu’au trompe l’œil en passant par le spectacle et l’impression, la saisie sensible. Il n’y a pas de signes envoyés à l’entendement. L’espace représenté est bien l’espace physique, les terres, les lieux.

Le spectacle immédiat n’est pas incompatible avec la durée; il y a sans doute une dimension aliénée dans la culture romaine. Une sorte d’idiotie délibérée consistant à honorer de façon manifeste et durable, l’instant présent. Paradoxe subtil en fait, qui se traduit par la combinaison du monumental et de l’éphémère.

Par exemple, les arcs de triomphe, sont manifestement faux, monumentaux et marqués par le temps court ( hommage à l’Empereur et à ses victoires bien réelles et temporelles) et par le temps long ( gigantisme, solidité, visibilité) ; ils sont faux encore dans leur structure : blocage de pierres et galets dans une structure de briques, le tout caché par des parements de marbre. La véritable nature, durable, est grossière et invisible, ce qui est apparent, le marbre, les sculptures, sont superficielles.

Il en est de même pour les trompes l’œil, paradigmes de l’art romain. Saisie immédiate et illusion de la lumière et de l’espace, sur des parois brutes, de plâtre dans des lieux clos.

Cette apparente idiotie est en fait une sorte de vanité assumée, car bien évidemment, les romains ont une conscience parfaite de la nature des œuvres qui leur sont livrées. C’est le pouvoir et le plaisir de l’immédiat ; il ne faut pas différer. Il n’est pas exclu cependant qu’il y ait un grand plaisir intellectuel à jouir de l’illusion, à la décoder, ainsi que de la puissance du spectacle et des moyens mis en œuvre, comme un jeu de dupes complices.

Ce plaisir est sans doute à relier à une manière d’apprécier la vie, évidemment bornée et limitée, mais qui n’est supportable que par le divertissement et la distraction, l’oubli.

Il y a donc connivence culturelle sur le fait d’apprécier des représentations spectaculaires et virtuoses de l’espace, de l’instant, sachant profondément la valeur éphémère de ces machines.

Temps médiévaux

Passage progressif d’un ensemble éclaté, dans lequel la dispersion des cultures s’exprime par une dispersion des pratiques et des représentations.

Byzance, carolingiens, irlandais, Asturiens, Turcs et arméniens, Grecs….

La culture catholique va tendre à homogénéiser l’espace, par la papauté et les réseaux de monastères. la représentation de l’espace est relative à l’ordre supérieur du monde créé et ordonné. Progressivement, l’ordre supérieur du cosmos permet d’intégrer une diversité de lieux. La conquête réelle et progressive du territoire européen se traduit par l’expression claire de la maîtrise de l’espace physique. Comme l’espace réel, les temps sont ordonnés et repérés dans une durée déterminée et eschatologique. On ne dénote pas de représentation de l’instant ni de l’espace spécifique et identifiable. Les parcours sont exprimés en jours de marche ; les distances sont mesurées par le temps. Il n’y a ni indication de climat, ni de topographie, ni d’instant. Cette dimension est commune aux périodes romanes et gothiques.

Renaissance

A partir de la Renaissance et de « l’autonomie » des peintures et œuvres, on peut utiliser assez évidemment l’approche par Percept/Concept/Affect/ Références.

Si ces 4 approches sont nécessaires pour instaurer une oeuvre dite artistique, l’ordre et la primauté attribuées à ces œuvres, peuvent varier. Je propose d’aborder, à partir de la Renaissance les peintures et la représentation de l’espace avec cet outil également( P/C/A/R)( On peut à ce propos se référer à l’article explicitant cette méthode).

Faire coïncider la représentation de l’espace avec l’entendement. La mesure éloigne de l’instant. Compréhension de nature mathématique.

En Flandres, maîtrise de la nature, domination des éléments et contrôle absolu des règles et mécanismes de la représentation.

En Flandres et en Italie, c’est en premier lieu : Affect et Concept qui priment ; émotions transformées et vite filtrées par la nécessité de concevoir, d’entendre, au sens d’entendement. Ceci pour les périodes artistiques antérieure au maniérisme ( 1527 et suite). le maniérisme voit basculer assez nettement les œuvres vers une priorité donnée au percept et à l’affect.

En Espagne, à la différence des Flandres et de l’Italie, l’espace physique et le territoire ne sont pas homogènes ;les œuvres de la Renaissance sont avant tout Percept et Affect. primauté donnée au spectacle immédiat ; défiance vis à vis de l’ordre et de la maîtrise; prime aux sensations ; comme si l’art espagnol gothique et renaissant penchait naturellement vers le maniérisme. Il  y a comme un doute quant à la valeur de l’espace naturel et de sa représentation. ;  tantôt puissant, fertile, aride , espace aux climats contrastés. Mélange explosif de cultures et de religions. Il est difficile de restituer de façon sereine l’espace. La tendance constante de la courte renaissance espagnole est de forcer le trait, d’assembler de manière contrainte les corps et les lieux. On peut considérer d’ailleurs, que la pratique de la représentation de l’espace, dans la péninsule ibérique sera toujours une question impossible et conflictuelle ; l’espace naturel n’étant quasiment jamais traité.

La France moderne.

Il y a comme une constante sur le territoire de la représentation de l’espace de manière sensible et intelligible plus que rationnelle et scientifique ou métaphysique. On pourrait utiliser les notions précédentes en faisant l’hypothèse qu’en France, nous sommes en situation privilégiant la combinaison de percept et de concept ; l’émotion résultant de cette première combinaison.

Poussin, Lorrain comme Watteau puis Barbizon et l’impressionnisme, raccordent la représentation de l’espace physique à sa perception sensible et à une durée donnée, sensible et intelligible à la fois.

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A propos Olivier Jullien

Intervenant dans le domaine des arts plastiques, comme enseignant, praticien ( peintures-graphismes) et conférencier.
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